les matins. Sa cravatte rOuge battant au vent. Ses yeux
émeuraudes tOut juste Ouverts,
siOnnent en vain la rue endOrmie. 3 pièces de
mOnnaie dans la main et deux écOuteurs aux Oreilles,
il est isOlé du reste du mOnde.
Sans bruit, il mOnte dans le bus. Sans un regard,
ni un mOt, il s'assOie sur les sièges du fOnd.
Aucun signe distinctif. DépOurvu d'identité.
Il est seul. Il est grand.
Perdu dans ses pensées, il rêve d'un mOment d'extase.
Il rêve d'Oublier quelques instants sa femme et ses enfants pOur
enfin se sentir libre.
Il sOrt de sa pOche de cOstume une petite
bOîte en fer. Puis de sa saccOche,
un paquet de tabac à rOuler.
Regardant de drOite à gauche, se méfiant de quicOnque,
il fabrique sOn abandOn.
Un bOut de shit dans la main, qu'il émiette avec précisiOn,
qu'il mélange au tabac, puis qu'il enferme dans ce papier Opaque.
COmme tOus les matins, il descend du car.
Avant même que le jOur ne se sOit levé.
Et enfin il s'abandOnne. Enfin il se laisse aller.
De la fumée sOrtant de sa bOuche humide,
il en Oublie sOn désarrOi.
Il en perd ces interdits. Il est libéré. Il est libre.
